Dans cette série, je présente des “tirages-alguiers” c’est à dire des herbiers d’algues réalisés sur des tirages photographiques qui représentent des littoraux.
Sur ces images de paysages, des algues collectées sur place sont apposées puis séchées. Entre photographie et matière organique, ces images deviennent des surfaces instables, où le paysage représenté se voit recouvert et altéré.
Le littoral, souvent associé à une image de carte postale ou à une vision idéalisée du bord de mer, y apparaît dans sa dimension changeante et fragile.
À Marseille, certaines algues venues d’ailleurs colonisent les côtes depuis plusieurs années, transformant les écosystèmes et la perception même du rivage. Entre archive, intervention et photographie, la série explore un littoral en mutation, où l’image n’est plus une fixation du réel mais une surface traversée par ses transformations. Ce qui subsiste n’est jamais totalement ce qui a été, mais une trace, une stratification, une survivance du paysage.
